La période Citroën 1906-1925

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En 1908, André CITROEN est polytechnicien, il a alors 28 ans, c'est son premier poste de direction.

Appelé au chevet de la société automobile Mors en difficulté, pourtant célèbre pour avoir battu au début du siècle des records de vitesse, il participe à son redressement entre 1906 et 1914, lui permettant de décupler son chiffre d'affaires.

Il est ainsi nommé directeur général administrateur chez le constructeur automobile Mors par les frères Émile et Louis Mors. Il réorganise l'étude des besoins clientèles, la gestion, modernise, crée de nouveaux modèles et double la production de la marque en 10 ans.

L'entreprise produit 300 modèles en 1908, pour atteindre 800 unités en 1913.

André Citroën est un découvreur de talents et un organisateur de génie. Il n'est ni inventeur, ni technicien. Il se passionne pour la « fabrication et la distribution à grande échelle ».

En 1912, dans le cadre de son travail pour les usines Mors, André Citroën effectue son premier voyage aux États-Unis, voyage qui marquera profondément sa vie et sa carrière. Il visite l'usine Ford d'Henry Ford à Deaborn près de Détroit, dans laquelle est appliqué le taylorisme, devenu fordisme.

Il s'agit de la démocratisation de biens de production industrielle fabriqués en grande série à moindre coût de revient. Sa visite lui permet de s'imprégner des méthodes appliquées dans les usines américaines.

La direction des usines Mors permet à Citroën d'acquérir une certaine expérience, notamment dans les domaines humains. En effet, les conditions de travail des ouvriers à cette époque sont rudes, ce qui les amènent en 1912 à se mettre en grève, pour l'adoption de la « semaine anglaise » des cinq jours.

Citroën sait se montrer ouvert afin d'éviter toutes confrontations, et améliore ainsi les conditions de vie des travailleurs, et de ce fait, leur efficacité également. C'est dans cette entreprise qu'André Citroën va tisser de nombreux réseaux d'experts et de conseillers.

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Les années folles et rideau sur une marque pionnière

En 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, André Citroën reconvertit son usine d'armement en industrie automobile et fonde Citroën en absorbant la partie automobile de Mors

En effet, Louis Mors décède en 1917, Emile prévoyant qu’il ne rattrapera pas ses grands concurrents cède les activités automobiles à André Citroën, pour se consacrer aux activités électriques.

En 1921 Mors commercialise un nouveau modèle

En 1923 commercialisation du dernier modèle sous la marque Mors : la 12/16 HP Sport.

Une époque, celle des pionniers audacieux, s’achève, commence maintenant pour l’automobile, l’ère des industriels.

De son coté, la société Signaux Mors continue dans l’électricité avec succès devient MJB dans les années 60 puis GTIE, et fut finalement absorbé par le groupe Vinci.

Ce que nous savons c’est que Louis, plus dur en affaire, avait accumulé et fait fortune, il possédait tout le quartier entre rue des vignes et rue des marronniers dans le 16ème , fit construire un théâtre, aujourd’hui le cinéma du Ranelagh, au contraire de son frère Emile, qui finit plus ou moins ruiné, vivant chichement jusqu’en 1942.

Par un hasard de l’histoire, Louis qui avait eu une fille, celle-ci mariée à un écrivain académicien René Boylesves, n’eut pas de descendance, celle-ci à sa mort légua une partie du reste de la fortune des Mors à sa cousine, ma grand-mère Marie-Rose Mors, mariée Pruvost.

Ainsi, les deux frères restèrent finalement unis bien après leur mort.